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Le Caire et les pyramides du Plateau de Gizeh

31 octobre au 18 novembre 2025

L'Égypte, ses pyramides et ses pharaons, une destination qu'on chérit depuis longtemps mais reportée sans cesse à cause des multiples conflits qui ont sévi au Moyen-Orient au cours des dernières décennies. Malgré la guerre qui fait rage à Gaza, la situation politique semble stable en Égypte, on se joint donc à un petit groupe de 20 voyageurs québécois encadré par une agence sérieuse pour un voyage de 18 jours qui nous mènera d'abord du Caire à Alexandrie, puis un arrêt à Hurghada sur le bord de la mer Rouge et enfin une croisière de 7 nuits sur le Nil entre Louxor et Assouan.


Notre trajet en Égypte

N.B. Les textes de ce blog ont été partiellement tirés de la documentation que nous a fournie « Voyages Traditours ».

Notre premier contact avec l'Égypte est Le Caire, la capitale du pays depuis l'an 969, 20 millions d'habitants, c'est 2,2 fois la population du Québec dans une seule ville! Ouf!

Le Caire est situé à 180 km de la Méditerranée, sur le bord du Nil. C'est l'une des plus anciennes villes islamiques au monde. L'Égypte est d'ailleurs de loin le pays le plus peuplé du monde islamique au Moyen-Orient et en Afrique du nord avec ses 118 millions d'habitants.

Le Caire, ville d'histoire et de contrastes : des pyramides à l'orée de la ville qui datent de 5 000 ans; des mosquées qui témoignent de 1 385 ans de domination arabe; dans les rues, des ânes qui tirent des chariots et qui côtoient des automobiles de luxe; des tours d'habitation toutes neuves qui jouxtent d'autres délabrées et abandonnées; un trafic chaotique où les klaxons sont rois; des rues où s'entassent les déchets balayés par les vents du désert tout proche; de nouveaux quartiers pour gens aisés où l'anglais domine sur les enseignes publicitaires; un métro tout neuf par endroit mais aussi un vieux tramway qui semble tomber en ruine etc.

À la fin de notre séjour, nous aurons le bonheur de visiter le Grand musée égyptien qui est d'ailleurs inauguré en grande pompe le jour même de notre arrivée au Caire mais nous y reviendrons...

Pour note première journée de visite en Égypte, place aux fameuses Pyramides et au Sphinx du Plateau de Gizeh. Situées en bordure sud de la ville du Caire et sur la rive ouest du Nil, les trois principales pyramides, Khéops, Khéphren et Mykérinos ont été construites entre 2700 et 2560 av. J.-C. Elles datent donc de plus de 4585 ans!


Le plateau de Gizeh et ses pyramides


Les pyramides étaient destinées à démontrer la puissance des pharaons et à leur servir de tombeau; on en recense 118 en Égypte. La pyramide était un moyen pour le pharaon défunt d'atteindre l'au-delà. On sait maintenant de source sûre que les pyramides ont été construites par près de 30 000 ouvriers rémunérés et non par des esclaves. En plus de ces créations monumentales, il existe des milliers de temples et de tombeaux taillés dans le roc, à différentes périodes de l'histoire de l'Égypte. Toutes ces constructions témoignent de la grandeur de cette ancienne civilisation.


La pyramide de Khéops

Khéops est la plus grande et la plus ancienne des trois pyramides du Plateau de Gizeh. Elle mesure 146 mètres de hauteur et la base de chacune des faces mesure 233 mètres. Elle compte plus de 2,3 millions de blocs de calcaire, très bien taillés, pesant en moyenne chacun 2,6 tonnes pour un total de 6 millions de tonnes de pierre. Sa construction aurait duré une vingtaine d'années. Les archéologues continuent de s'interroger notamment sur les méthodes qui ont permis de la construire. L'intérieur est parcouru de galeries menant à diverses salles. Le pharaon Khéops a été inhumé dans la chambre principale, dite la chambre du roi. La Grande Pyramide de Khéops est la seule des Sept Merveilles du monde antique qui existe encore aujourd'hui et elle est considérée parmi les plus importants monuments de l'histoire de l'humanité. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records, la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Tout autour s'étend une vaste nécropole où ont été édifiés les mastabas des nobles qui voulaient se faire ensevelir près du pharaon. Le mastaba est une construction en terre cuite de 2 étages.


La pyramide de Képhren

La pyramide de Khéphren (un des fils du roi Khéops)  est légèrement moins grande que celle de Khéops. Il subsiste à son sommet une partie du revêtement de calcaire qui la recouvrait entièrement, comme c'était aussi le cas pour celle de Khéops.


La pyramide de Mykérinos

La pyramide de Mykérinos, le petit-fils de Khéops, est la plus petite des trois. Les premiers gradins sont de granite rose. C'est la seule où les touristes peuvent entrer à l'intérieur mais il n'y a rien à voir.


Le sphinx

Le Sphinx, une sculpture colossale, est une créature mythique à tête de pharaon et au corps de lion. Elle est la plus ancienne sculpture monumentale connue en Égypte. Cette statue géante a été taillée à même le roc, dans un seul bloc de pierre. Elle mesure 72 m de longueur, 14 m de largeur et 20 m de hauteur et était peinte de couleurs vives. Le Sphinx remonterait à une époque antérieure à celle des pyramides et des temples funéraires, mais son âge, son auteur et sa signification restent énigmatiques. On se demande encore aujourd'hui ce qui est arrivé à son nez ! Le Sphinx a longtemps été enseveli dans le sable, ce qui l'a protégé des éléments climatiques. Il n'a été déblayé qu'en 1926. Même si le vent chargé de sable a depuis érodé la pierre, le Sphinx continue d'impressionner ses nombreux visiteurs.


La pyramide de Djéser à Saqqarah


À proximité des trois célèbres pyramides, on retrouve le complexe funéraire de Saqqarah.  Il s'agit d'une vaste nécropole composée de centaines de tombes et de monuments, dont la pyramide de Djéser. Construite vers 2650 av. J.-C., elle est considérée comme la première pyramide à degrés de l'Égypte, c'est-à-dire faite de plusieurs pyramides tronquées superposées. À l'époque, tous les pharaons étaient enterrés dans des mastabas. Comme le pharaon Djéser a eu une longue vie, il a demandé à l'architecte Imhotep de créer un mastaba à 4 puits et à 6 étages. C'est ainsi qu'est née la forme pyramidale et la première construction humaine en pierres de taille.

Alexandrie

Nous nous déplaçons ensuite en bus vers la ville d'Alexandrie située au bord de la Méditerranée, dans le delta du Nil, à 225 km au nord du Caire. Alexandrie compte plus de 5 millions d'habitants et elle est la 2e plus grande ville du pays après Le Caire. Elle doit son nom à Alexandre le Grand qui l'a fondée en 331 av. J.-C. Elle fut la capitale du pays dans l'Antiquité ainsi que son premier port de mer. C'est à partir d'Alexandrie, appelée jadis la "perle de la Méditerranée", que la famille royale des Ptolémée de Grèce a régné sur l'Égypte pendant près de 300 ans. C'était une cité où se mêlaient Égyptiens, Grecs, Juifs, Phéniciens, Arabes et Indiens, un carrefour où confluaient civilisations, croyances et savoirs de la Méditerranée. 


La grande baie d'Alexandrie sur la mer Méditerranée


Alexandrie continue d'être une ville très cosmopolite. Une grande partie de l'ancienne Alexandrie a sombré dans la mer, à la suite d'une série de tremblements de terre et d'effondrements de terrain survenus aux 4e et 8e siècles av. J.-C. La ville moderne est construite sur l'ancienne. Les archéologues du monde entier continuent de fouiller sans relâche le sous- sol et les fonds marins. À l'est du port, les plongeurs ont retrouvé les restes du quartier royal d'Alexandrie. Ils y ont découvert une île où Cléopâtre avait son palais. Alexandrie a tous les attraits d'une ville portuaire avec sa longue promenade en bord de mer; elle offre aussi l'intérêt culturel d'une cité antique chargée d'histoire.


Théâtre romain Kôm el-Dikka


Son théâtre romain Kôm el-Dikka est le seul qui existe en Égypte. Il date de la fin du 2e siècle et a été découvert par hasard en 1967. La colonne de Pompée, haute de 30 mètres, est faite de granit rose provenant des carrières d'Assouan.


Catacombes de Kom El Shoqafa


Les Catacombes de Kom El Shoqafa sont considérées comme l'une des sept merveilles du Moyen Âge. La nécropole se compose d'un ensemble de tombeaux, de statues et d'objets archéologiques du culte funéraire pharaonique aux influences grecques et romaines. Un escalier circulaire, utilisé pour transporter les corps des défunts, mène au milieu des tombes creusées dans le substrat rocheux à l'époque des empereurs antonins (IIe siècle apr. J.-C.). L'installation sert ensuite de chambre funéraire du IIe siècle, avant d'être redécouverte en 1900 lorsqu'un âne tombe accidentellement dans son puits d'accès.


Fort Qaitbay


Le fort Qaitbay, l'emblème de la ville, domine le port d'Alexandrie, sur la presqu'île de Pharos. Depuis sa création à la fin du 15e siècle par le sultan Qa'it Bay, le fort a subi de nombreuses restaurations. La citadelle ressemble à un imposant château, mais il s'agit bien d'une forteresse. Un mur extérieur large de plus de quatre mètres entoure la citadelle; cet espace offre une vue impressionnante sur la mer Méditerranée et sur toute la cité d'Alexandrie avec sa magnifique baie. Le fort Qaitbay a été construit sur l'emplacement du célèbre phare d'Alexandrie, l'une des sept Merveilles du monde antique. Édifié au 3e siècle avant notre ère, ce phare s'est écroulé au 14e siècle à la suite d'un tremblement de terre, laissant au fond de l'eau des milliers de pièces envasées.


Mosquée Abu al-Abbas al-Mursi


La mosquée Abu al-Abbas al-Mursi est la plus grande de toute la ville, en plus d'être considérée monument historique. Construite en 1775, elle se situe sur le front de mer Est, sur la Place des Mosquées qui en compte cinq autres. Son minaret mesure 73 mètres de hauteur. Cette mosquée est très spéciale en raison de sa forme octogonale ; huit piliers soutiennent sa coupole.


Bibliotheca Alexandrina


Bibliotheca Alexandrina, la nouvelle bibliothèque, a été ouverte au public en 2002. À la suite du concours d'architecture lancé par l'UNESCO, c'est l'œuvre d'une équipe d'architectes norvégiens qui a été retenue. Ce bâtiment est construit en forme de disque solaire doucement incliné vers la mer. Il comporte 11 étages dont 4 en sous-sol. Sur le gigantesque mur de soutien s'entremêlent les quelque deux cents écritures du monde entier, y compris le morse et le braille, gravées dans le granit d'Assouan. La salle de lecture occupe 7 niveaux, donc plus de la moitié de l'édifice ultramoderne qui comprend aussi des musées, des instituts de recherche, un centre des congrès de 3 000 places, ainsi que des salles d'exposition et de spectacles. Ses 19 colonnes minces laissent passer la lumière créant ainsi un intérieur très lumineux.

La Bibliotheca Alexandrina a été bâtie sur l'emplacement présumé de la mythique bibliothèque de l'Antiquité que le roi Ptolémée 1er avait fait construire vers l'an 300 av. J.-C. On estime qu'elle contenait 700 000 manuscrits. Elle était considérée comme le premier centre du savoir au monde, faisant ainsi d'Alexandrie la capitale intellectuelle du monde. Un premier incendie l'a partiellement ravagée en 48 av. J.-C. et un second a parachevé sa destruction en 391 de notre ère.


Hurghada, sur le bord de la Mer Rouge

Après ces journées bien remplies au Caire et à Alexandrie, nous volons vers Hurghada, une station balnéaire sur le bord de la Mer Rouge. Impressionnant de rouler ensuite en bus sur une autoroute en plein désert avec, ici et là, des sorties qui mènent au bord de la mer et à de multiples grands hôtels modernes entourés de palmiers et de verdure.

Notre hôtel à Hurghada 


À Hurghada, un tour de ville nous fait visiter le marché aux poissons, la marina et la Mosquée El Mina al Kabeer. Hurghada est une des nombreuses stations balnéaires qui bordent la Mer Rouge, chacune comptant plusieurs grands hôtels. Nous irons faire saucette dans la Mer Rouge dans une sortie de snorkeling en bateau à fond de verre. Rien de bien exceptionnel sauf Lucie qui a vu une espèce de poisson qu'elle n'avait jamais vue! Les coraux de la Mer Rouge, comme partout ailleurs dans le monde, souffrent de blanchiment dû à la pollution et au réchauffement climatique.


Un petit tour de dromadaire pour les touristes !


Également au programme, une sortie en jeep dans le désert pour aller à la rencontre d'un soi-disant village berbère authentique. Un attrape-touristes de première classe mais bon, on a fait un tour de dromadaire! La journée s'est quand même bien terminée grâce à un souper-spectacle avec une troupe de danseurs qui débordaient d'énergie.

Louxor

D'Hurghada, nous nous rendons à Louxor en bus et montons à bord de notre bateau, le Blue Shadow, où nous dormirons pour les 7 prochains jours. Pas fâchés de déposer les valises! Le bateau est très bien, il accueille une centaine de clients, les chambres sont grandes avec fenêtre qui s'ouvre sur l'extérieur, le tout très propre avec un personnel attentionné.


Notre navire, le Blue Shadow, amarré à Louxor


C'est à Louxor, à 700 km au sud du Caire, que se situent deux complexes qui nous livrent des témoignages saisissants sur la civilisation égyptienne à son apogée. Sur la rive est du Nil (au soleil levant, symbole de la vie) se trouvent les temples de Karnak et de Louxor, tandis que les nécropoles de la vallée des Rois et de la vallée des Reines se situent sur la rive ouest (au soleil couchant, symbole de la mort).


Le temple de Karnak

Thèbes a été la capitale politique et religieuse de l'Égypte de 2131 à 1070 av. J.-C. et était située là où s'élèvent aujourd'hui Karnak et Louxor. Karnak était considéré comme le plus vaste complexe religieux du monde; aujourd'hui, il demeure l'un des sites les plus célèbres de l'Égypte.


Temple de Karnak


Le complexe monumental de Karnak est situé au nord de la ville de Louxor. Sa construction s'est étendue de 1600 à 300 ans av. J.-C. De très nombreux pharaons se sont succédés et chacun s'est employé à surpasser les réalisations de ses prédécesseurs en grandeur et en splendeur. Les temples étaient dédiés au dieu Amon, à son épouse la déesse Mout et à leur fils Khonsou. C'est ce qu'il est convenu d'appeler la triade thébaine.




Comme la maquette ci-dessus l'illustre, Karnak comporte plusieurs temples, des obélisques, un lac sacré, quatre cours et de nombreux édifices. D'immenses portails (pylônes) marquent l'entrée des temples. Une longue allée de sphinx mène au premier temple.



La salle hypostyle et ses 134 colonnes


L'ouvrage le plus impressionnant du temple de Karnak est la salle hypostyle, c'est-à-dire un espace qui comprend 134 colonnes gigantesques parfaitement alignées sur 16 rangées. Les colonnes centrales sont imposantes avec une hauteur de 15 à 21 mètres et leur diamètre moyen de 3,3 mètres à la base. Chacune de ces colonnes est couverte d'hiéroglyphes et de scènes de la vie quotidienne des pharaons. En termes de superficie, la salle hypostyle à elle seule est aussi grande que la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

La vallée des Rois

Près de Louxor, sur la rive ouest du Nil, la vallée des Rois a principalement été utilisée comme lieu de sépulture pour les pharaons du Nouvel Empire, soit entre 1550 et 1070 av. J.-C. Elle a servi de cimetière royal pour les pharaons qui ont délaissé les pyramides pour des sépultures plus cachées et sécurisées.


Entrée de la tombe et escalier s'enfonçant dans le roc de la montagne


Les tombes sont des hypogées (sépultures souterraines) entièrement creusées dans le roc souvent composées d'un long couloir menant à plusieurs salles, dont les murs sont décorés de hiéroglyphes et de peintures. Une soixantaine de tombes ont été numérotées par ordre de découverte; quelques unes seulement sont ouvertes aux visiteurs. Une grande tombe comprenait un escalier d'accès, muré après l'inhumation, puis un long tunnel en pente conduisant à la chambre funéraire qui contenait le sarcophage abritant la momie. Les reliefs et les peintures représentent le souverain en communication avec les dieux, rappelant ainsi qu'il est l'intermédiaire entre les mortels et le monde divin.



Grand couloir menant à la chambre funéraire


Nous visiterons notamment les tombes de Ramsès IV  (1148 av. J.-C.) et de Ramsès IX (1106 av. J.-C.).

C'est dans cette même Vallée des Rois, en 1922, que Howard Carter, un archéologue britannique, découvre la tombe du jeune pharaon Toutankhamon, dans un parfait état de conservation. C'est la seule à avoir échappé au pillage. Elle contenait la momie du pharaon enfermée dans une série de cercueils emboîtés les uns dans les autres et était remplie d'objets précieux, dont son masque funéraire en or. Environ 2 000 objets ont été exhumés du tombeau, constituant un trésor inestimable que l'on visitera à la fin de notre voyage au Grand Musée Égyptien du Caire. Bien qu'elle soit l'une des plus petites de la nécropole, la tombe de Toutankhamon est la plus célèbre d'Égypte en raison des découvertes exceptionnelles qu'on y a faites.

Temple d'Hatchepsout

Toujours dans la Vallée des rois, nous visitons le magnifique Temple d'Hatchepsout, dédié à une des rares femmes à avoir accédé au trône pharaonique. Elle a régné de 1479 à 1457 av. J.-C. Malgré le fait qu'elle était une femme, elle a tenu à être inhumée dans la vallée des Rois. Toute sa vie, elle a oeuvré à être considérée comme un roi et a même créé un mythe quant à sa naissance divine.


Temple d'Hatchepsout dans la Vallée des Rois


La vallée des Reines

Également sur la rive ouest du Nil un peu au sud de la vallée des Rois, on retrouve la vallée des Reines. C'est là que sont réunis près de 80 tombeaux abritant les dépouilles des épouses royales et des enfants des pharaons.

La tombe de Néfertari, l'épouse favorite de Ramsès II, est la plus connue et représente un véritable hommage à l'amour. Elle était malheureusement fermée au public lors de notre passage.


Fresque de la tombe de la reine Titi


Nous avons pu toutefois visiter deux tombes, celle de la reine Titi (décédée vers 1338 av. J.-C.), l'épouse de Ramses III et celle de son fils. Ces tombes possèdent des fresques dont les couleurs sont remarquablement préservées rendant ces tombes uniques. Ce sont les abondantes représentations dans ces tombes qui ont permis de reconstituer les activités quotidiennes du peuple : agriculture, pêche, chasse, cuisine, artisanat, etc.

Colosses de Memnon

Les colosses Memnon


Près de la route menant à la vallée des Rois, deux géants de pierre d'une hauteur de plus de 15 mètres trônent au milieu des champs cultivés. Ce sont les colosses de Memnon, des représentations du pharaon Aménophis III (environ 1375 av. J.-C.), qui servaient à garder l'immense temple qui lui était dédié.

Chacune de ces deux sculptures est taillée dans un seul bloc de grès et pèse 18000 tonnes. Le pharaon est représenté assis sur un socle de deux mètres et est accompagné de son épouse. C'est tout ce qui subsiste du temple qu'un tremblement de terre a détruit en l'an 27 av. J.-C., fissurant l'un des deux colosses qui s'effondra en partie.

Montgolfière à Louxor

C'est aussi à Louxor que nous avons pu nous envoler en montgolfière au lever de soleil pour admirer du haut des airs la vallée des Rois. Une première expérience pour nous, on a adoré!


Vol en montgolfière au-dessus de la Vallée des Rois


Une soixantaine de ballons s'envolent à Louxor chaque matin que la météo le permet. Dans notre cas, notre beau ballon jaune et bleu de la compagnie Sinbad, avec 32 touristes à bord, a atteint une altitude de 800 mètres et s'est posé tout en douceur après 45 minutes de vol  dans le désert.

Le Papyrus

Enfin, c'est aussi à Louxor que nous visitons un commerce spécialisé dans la confection de papyrus. Symbole de la Basse-Égypte, une plante appelée « papyrus » abondait autrefois sur les rives du Nil qui fournissait un milieu humide propice à sa croissance. Dès 3000 ans av. J.-C., les tiges de ce grand roseau étaient utilisées pour fabriquer un support d'écriture qui a été appelé papyrus; c'est d'ailleurs ce terme qui a donné naissance au mot « papier ».


On nous explique la confection du papyrus


Le papyrus était utilisé pour transmettre les ordres du pharaon; il a donc été un élément indispensable du pouvoir dans l'Égypte ancienne. Le papyrus a aussi servi à construire les premiers bateaux à naviguer sur le Nil, à confectionner des sandales, des pagnes, etc. Durant toute l'Antiquité, l'Égypte a exporté du papyrus dans les pays méditerranéens.

Croisière sur le Nil

Débute ensuite la navigation sur le Nil en direction d'Edfou comme première escale. Il fait beau et chaud (25C). C'est agréable de s'allonger sur le pont supérieur du bateau, de faire trempette dans la petite piscine et de regarder défiler les rives du Nil. Du vert partout, des champs en culture, du bétail, des ânes et des hérons qui s'y rafraîchissent, un humain de temps à autre. C'est calme, très calme. Très peu d'habitations en dehors des petites villes riveraines, on sent que le sol est précieux et entièrement dédié à l'agriculture.



Le parcours du Nil sur 6 700 km


Quelques mots sur le Nil... Avec un cours de plus de 6 700 km, le Nil est avec le fleuve Amazone, le plus long fleuve du monde. Il est issu de la rencontre du Nil Blanc et du Nil Bleu. Le Nil Blanc prend sa source au lac Victoria (Ouganda, Kenya, Tanzanie); le Nil Bleu quant à lui est issu du lac Tana sur les hauts plateaux d'Éthiopie. Ses deux branches s'unissent à Khartoum, capitale du Soudan. Le Nil se jette dans la Méditerranée en formant un delta au nord de l'Égypte. En comptant ses deux branches, le Nil traverse le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, l'Ouganda, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, le Soudan et l'Égypte. Il longe également le Kenya et le Congo.

Sans ce long fleuve, aucune grande civilisation n'aurait pu s'établir dans un pays aussi désertique tel l'Égypte. Au fil des siècles, les crues annuelles du Nil ont déversé une grande quantité d'alluvions sur les sols, formant une bande de terre très fertile d'une largeur de 1 à 20 km de chaque côté de ses rives. C'est ainsi qu'une agriculture riche et diversifiée a pu se développer et c'est sur ce mince ruban vert que les anciens égyptiens vivaient. En dehors de cette zone, c'est le désert à l'infini. Les fruits et les légumes y poussaient en abondance et la terre était très propice à la culture des céréales telles l'orge et le blé.

Pendant 3 000 ans avant notre ère, les égyptiens ont édifié de grandes cités sur les rives du Nil. C'est grâce à ce fleuve qu'ils pouvaient transporter les lourdes cargaisons de pierre, et même des obélisques entiers, vers les chantiers de construction des temples et des pyramides situés à proximité du Nil. Ce grand fleuve demeure toujours l'artère vitale de ce pays désertique.


Des champs de culture tout le long du Nil


Aujourd'hui, ses berges occupent à peine 3 % du territoire national, mais accueillent 95% de la population. De nos jours, les eaux limoneuses du Nil sont captées et redistribuées sur les terres agricoles grâce à plusieurs barrages mais surtout aux deux barrages géants d'Assouan. Nous y reviendrons. Sans le Nil, pas de vie, c'est le désert. Les barrages régulant le débit d'eau, on peut maintenant faire des récoltes successives alors qu'auparavant les crues saisonnières du fleuve inondaient les champs et limitaient les récoltes. Des canaux d'irrigation apportent l'eau aux différentes parcelles de culture. C'est impressionnant de voir la ligne de démarcation très nette entre le vert des champs de culture et le désert alors que cesse l'apport en eau.

L'Égypte a entrepris des travaux pharaoniques via son projet Delta. Elle est en train de construire le plus grand fleuve artificiel du monde au coût de 9,7 milliards de dollars. Le fleuve de 114 km aidera à  transformer un million d'hectares de désert en terres agricoles, créant ainsi un "Nouveau Delta du Nil." On utilisera les eaux usées agricoles traitées du Nil pour l'irrigation. Le projet vise à lutter contre les pénuries d'eau et de nourriture et ajoutera 30 % de terres fertiles au pays.

Côté navigation, entre Louxor et Assouan, le Nil est étroit, 2,7 km dans sa section la plus large à Edfou mais en général ça tourne plus autour d'un kilomètre. Très peu de navigation commerciale autre que les quelques 300 bateaux de croisière touristiques qui le sillonnent. Aucune navigation de plaisance non plus aperçue, peut-être en été ?

Le temple d'Horus à Edfou

À Edfou, nous débutons la journée par la visite du temple d'Horus dédié au dieu-faucon. C'est l'un des temples les mieux conservés d'Égypte et le deuxième édifice en grandeur après Karnak. Sa construction a débuté en 237 av. J.-C. sous Ptolémée III et s'est terminée en 57 avant notre ère.


Temple d'Horus à Edfou


Le grand intérêt de ce temple réside aussi dans ses inscriptions qui donnent par le menu, tous les détails du culte quotidien rendu à Horus et aussi des cérémonies marquant les quatre plus grandes fêtes annuelles. Murs et colonnes racontent les différents rites accomplis par le roi.


Têtes de colonnes en forme de palmier et de papyrus


Comme la plupart des temples égyptiens, il s'était graduellement recouvert de sable et ce n'est qu'à la fin du 19e siècle que les travaux des archéologues ont permis de le dégager et de lui redonner sa majesté. En 1877, une égyptologue britannique écrivait : «Il y a dix ans, seul le sommet des pylônes du grand temple d'Edfou était visible. Ses salles ornées de sculptures étaient ensevelies sous 40 pieds de terrain. Son toit en terrasse n'était qu'un amoncellement de huttes agglutinées, grouillant d'êtres humains, de volailles, de chiens...». Cela illustre bien l'ampleur des fouilles et des travaux que les archéologues ont réalisés à travers toute l'Égypte depuis le début du 19e siècle.

Le temple de Kôm Ombo

En continuant notre navigation vers le sud, nous faisons escale à Kôm Ombo.

Le temple de Kôm Ombo a été construit à l'époque des Ptolémée. Il se distingue des autres temples égyptiens en ce qu'il est dédié au culte de deux divinités. Il possède donc un double sanctuaire : dans l'un, on vénère Sobek, le dieu-crocodile et dans l'autre, Haroëris, le dieu-faucon appelé aussi Horus l'Ancien. Un mur-écran sépare les deux parties du temple.


Temple de Kôm Ombo

À la sortie du temple, un musée nous présente plusieurs crocodiles momifiés. Dans l'ancienne Égypte, le crocodile était vénéré comme l'incarnation du dieu Sobek, dieu de l'eau, de la fertilité et protecteur contre les dangers du Nil. Les égyptiens avaient une relation complexe avec les crocodiles, les voyant à la fois comme des incarnations de la fertilité et des forces destructrices. Des crocodiles étaient capturés vivants, parfois élevés dans des bassins puis momifiés après leur mort pour être offerts en sacrifice ou enterrés avec les ornements.


Crocodiles momifiés


Les barrages d'Assouan

En soirée, nous atteignons la limite sud de notre croisière, Assouan, ville célèbre pour ses deux barrages et son magnifique temple Philae. Le lendemain, en route vers Philae, nous nous arrêtons au premier barrage dont la construction a été financée par les britanniques. Implanté au sud d’Assouan, à hauteur de la première des six cataractes du Nil, il était destiné à permettre l’exploitation de terres arables et arroser les champs de coton. Le coton à peine cueilli était ensuite exporté en Angleterre afin d'être tissé. Inauguré en 1902, long de 2,5 km, il fut rehaussé et épaissi à deux reprises, entre 1907 et 1933, submergeant au passage la région de la Basse-Nubie sur 295 km.

Malgré une politique drastique de régulation des naissances en Égypte, le point d’équilibre est atteint au début des années cinquante avec une croissance démographique qui atteint 3% par an. Il devient alors impératif pour la survie d’une population, qui venait de franchir le cap de 50 millions, d’assurer une irrigation pluriannuelle pour assurer un rythme de trois récoltes par an. Plutôt que d’élever une nouvelle fois l’ouvrage originel, le projet de construction d’un nouveau barrage est entrepris dès 1946 mais n'aboutit qu'en 1971. De nos jours, l’utilité du « Old Dam » (vieux barrage) est réduite à la production d’électricité et à la régulation du haut barrage lors des périodes de fortes crues. Ce nouveau barrage en amont d'Assouan a créé un immense lac artificiel, le lac Nasser, nommé en l'honneur du Président de l'époque, et qui couvre une superficie de 60 000 km2 sur 400 km de long. Le barrage mesure près d'un kilomètre de largeur à sa base, 111 mètres de hauteur et 3,8 km de longueur au sommet. Malgré tous les bienfaits apportés par le barrage, des effets négatifs sont apparus : arrêt du limon fertilisant en aval, érosion accrue des berges et du littoral, salinisation du delta, etc. Cet ouvrage a entraîné l'immersion des terres sur plus de 500 km, c'est-a-dire presque la totalité de la Nubie. On estime à 100 000 le nombre de Nubiens qui ont dû quitter leurs terres. Plusieurs bâtiments ont été déplacés dont les temples d'Abou Simbel et de Philae. Depuis quelques années, les Nubiens revendiquent la rétrocession d'une partie de leurs terres.


Haut barrage d'Assouan

Le temple Philae

Accosté à Assouan, nous quittons notre bateau et c'est à bord d'une petite barque qu'on atteint le temple de Philae érigé sur l'île du même nom vers 250 av. J.-C. par Ptolémée II. Le temple est dédié à Isis, la déesse de la fertilité.


Le temple Philae

La construction du haut barrage d'Assouan aurait eu pour conséquence de recouvrir l'île et son temple en permanence. Pour échapper à la montée des eaux, un plan de sauvetage financé par l'Égypte et l'UNESCO dans les années 1970 a consisté à démonter les temples et à les transporter sur l'ile voisine d'Aguilkya. Il a fallu trois ans et près de 3 000 personnes pour mener à bien cette opération de sauvetage dont le résultat a été inauguré en 1968. La reconstitution est parfaite, impressionnant!



Visite nocturne du temple, des couleurs chatoyantes


L'obélisque inachevé d'Assouan


L'obélisque inachevé d'Assouan


À quelques kilomètres au sud de la ville d'Assouan, plusieurs carrières fournissaient non seulement le précieux granite rose destiné aux obélisques, mais aussi les blocs de pierre destinés aux pyramides, aux statues et autres monuments colossaux. Le plus grand obélisque jamais taillé est resté inachevé et repose à l'horizontal dans sa grande carrière de granit rose à Assouan. Sa longueur est de 42 mètres et on estime son poids à plus de 1200 tonnes. Il offre un aperçu des techniques de travail de la pierre de l'ancienne Égypte, grâce aux marques des outils des travailleurs toujours clairement visibles. À la hauteur d'Assouan, des plongeurs ont récemment découvert un obélisque immergé qui a coulé avec la barque qui le transportait vers les grands chantiers des pharaons.

Balade en felouque sur le Nil

En après-midi, c'est « congé de temple », nous faisons une agréable navigation en felouque sur le Nil, croisant les ilots de granite et l'ile Éléphantine.


Balade en felouque sur le Nil

Une felouque est un petit voilier arabe traditionnel, son nom signifie « petit bateau » en arabe (faluka). Il est léger et effilé, typique du Nil, se déplace à la voile (souvent une grande voile latine triangulaire) et à la rame. Historiquement, il était utilisé pour le transport de marchandises, de pierres, de personnes, et aujourd'hui, pour des croisières touristiques calmes.


Un village nubien en bordure du Nil


Avec la felouque, on s'arrête à un des villages nubiens bordant le Nil. Ce sont des communautés colorées, célèbres pour leurs maisons aux couleurs vives, leur culture unique et leur hospitalité, offrant un aperçu de la vie traditionnelle nubienne, de l'artisanat et de leur lien profond avec le fleuve. Historiquement déplacés par le barrage d'Assouan, ces villages perpétuent leurs traditions, en accueillant des visiteurs et en élevant des crocodiles considérés comme des animaux protecteurs.

Abou Simbel

Temple de Ramsès II

Le site d'Abou Simbel est situé à 290 kilomètres au sud d'Assouan, presqu'à la frontière du Soudan. Construit vers 1255 av. J.-C., le site a été aménagé par Ramsès II pour marquer sa possession de la Nubie. Deux temples ont été creusés et sculptés dans la paroi rocheuse : le temple de Ramsès II, non pas dédié à une divinité, mais bien à la gloire du pharaon lui-même et un plus petit temple pour son épouse Néfertari, présentée comme égale à son époux.

Quatre statues colossales du pharaon, hautes de 20 mètres, encadrent l'entrée. Les fresques intérieures racontent la bataille entre Ramsès Il et l'armée hittite. Cette zone archéologique est jalonnée de monuments grandioses qui ont pu être sauvés avant la construction du haut barrage d'Assouan grâce à une campagne internationale lancée par l'UNESCO dans les années 1960 et qui s'est poursuivie jusqu'en 1980. Les deux temples creusés dans le roc ont été numérotés, découpés en gros blocs, puis reconstruits une soixantaine de mètres plus haut, en surplomb du Nil. Cependant, 46 villages nubiens ont été engloutis.


Temple de Nefertari, l'épouse de Ramsès II


Après avoir bien profité d'Assouan et de ses attraits, c'est maintenant le temps de faire demi-tour et de rentrer à Louxor, 2 jours de navigation sur une distance de 200 km. Le passage de l'écluse à Esna (qu'on avait raté à l'aller parce que c'était à l'heure du souper) s'effectue cette fois-ci de jour et on peut observer les manœuvres du capitaine et de l'équipage.


Notre bateau, le Blue Shadow

Nous profitons aussi de ces jours de navigation pour rendre visite au capitaine qui nous parle de son navire et répond à nos questions. Le capitaine a 35 ans d'expérience avec ce type de bateau; auparavant il faisait de la navigation commerciale; il prend la barre dans les passages les plus difficiles (comme les écluses) et il a 2 assistants; il alterne 45 jours de travail avec 10 jours de repos; non, il n'a pas de GPS, il connaît le trajet par cœur; la vitesse du bateau est de 20 km/hre avec le courant et 17 km/hre à contre-courant; son navire est parmi les plus rapides du Nil (effectivement, on dépassait souvent d'autres bateaux); la profondeur moyenne du Nil est de 9 m, minimum 2 m; le tirant d'eau du bateau est de 1,60 m; ce genre de bateau ne peut naviguer au-delà du Caire, il n'y a pas assez profond d'eau; le bateau compte une soixantaine de cabines sur 4 étages.

Temple de Louxor

Temple de Louxor

De retour à Louxor, on termine en beauté notre croisière avec la visite du temple de Louxor. Celui-ci était relié au sanctuaire de Karnak par une longue avenue de 2,5 kilomètres bordée de sphinx. Seules les deux extrémités de cette avenue subsistent aujourd'hui mais des travaux sont en cours pour la dégager et la faire revivre. Le temple de Louxor est de dimension plus modeste que celui de Karnak mais il n'en demeure pas moins spectaculaire.


Barque cérémoniale exposée sur l'allée des sphinx


Erigé sous le règne du pharaon Aménophis Ill et agrandi plus tard par Ramsès II, le temple de Louxor est lui aussi dédié à la triade des divinités de Thèbes : Amon, Mout et Khonsou. C'est à cet endroit que la fête annuelle d'Opet était célébrée. Deux obélisques avaient été érigés à l'entrée du temple; l'un d'eux, a été offert par l'Égypte à la France en 1830, en signe de reconnaissance des travaux du français Champollion qui a réussi à percer le mystère des hiéroglyphes. Cet obélisque se dresse aujourd'hui sur la Place de la Concorde à Paris.


Balade en calèche dans les champs de culture à l'orée de la ville de Louxor


Enfin, pour terminer en beauté notre visite à Louxor, notre guide Fady nous a organisé une sortie en calèche à-travers la ville de Louxor. Il a dit vouloir nous montrer comment les « gens ordinaires vivent, en toute simplicité, mais ils sont heureux ».

Grand Musée Égyptien

Après un vol d'une heure environ de Louxor jusqu'au Caire, notre dernière journée de voyage est réservée à la visite du Grand Musée Égyptien au Caire. Quelle grandiose façon de boucler la boucle!

Plus de 20 ans, c’est le temps qu’il a fallu pour donner vie à un des projets culturels les plus ambitieux du siècle, le Grand Musée Égyptien (GME). Situé aux portes des pyramides de Gizeh, ce gigantesque bâtiment à l’architecture futuriste a été inauguré en grande pompe le 1er novembre 2025, le jour de notre arrivée.

Lasers, drones, orchestre symphonique, ballets et feux d’artifice : l’inauguration s’est déroulée devant près de 80 délégations du monde entier, dont une quarantaine de chefs d’État, ainsi qu’un vaste public.


Le Grand Musée Égyptien le soir de son inauguration


C'est la plus grand musée au monde consacré à une civilisation. Il renferme des trésors uniques qui racontent plus de 5 000 ans d’histoire pharaonique. Le gouvernement égyptien le présente comme un patrimoine mondial inestimable et un « don de l’Égypte au monde ». On y trouve plus de 130 000 vestiges, dont la moitié n’avait jamais été exposée au public.

D'un coût total de 1,1 milliard d'euros (le double de l'estimé initial), la construction du musée a rencontré de nombreuses difficultés techniques, financières et administratives. La révolution de 2011, un incendie en 2018 ou encore l'épidémie de Covid-19 ont tour à tour reporté l'achèvement du musée, prévu initialement en 2013.

Ouvert partiellement depuis octobre 2024, le Grand Musée égyptien représente un important attrait touristique pour l’Égypte qui a déjà accueilli près de 15 millions de visiteurs étrangers en 2025 (+21 % par rapport à 2024) et en attend 18 millions en 2026.

L'entrée principale, qui ouvre sur l'atrium, se compose d'un treillis de triangles emboités, procédé qui évoque les sarcophages des pharaons. Elle est également décorée de 25 cartouches représentant les noms de 25 pharaons.


Entrée principale du Grand Musée Égyptien


Une imposante statue de Ramsès II, d'une taille de 11 mètres de hauteur pour un poids de 100 tonnes, est installée dans le grand hall qui accueille les visiteurs.


La statue de Ramsès II dans le Grand Hall, 11 m haut


Le grand escalier central permet d'accéder aux différentes galeries. Il est aussi un lieu d'exposition de statues, placées dans l'ordre chronologique. Tout en haut du grand escalier, une grande baie vitrée permet au visiteur d'admirer les pyramides.


Le grand escalier


Parmi les pièces les plus importantes qui sont exposées au Grand Musée, il y a la totalité de la collection, unique au monde, du tombeau de Toutânkhamon.


Le premier des trois tombeaux emboîtés les uns dans les autres

C'est la première fois que les 5 500 pièces du trésor sont exposées entièrement au public sur une superficie de 7 000 mètres carrés et cinq salles. 


Les trois sarcophages concentriques

La pièce maîtresse du musée est sans contredit le masque funéraire de Toutânkhamon : 10 kg d'or massif et de pierres semi-précieuses, ce qui équivaut sur le marché actuel à 500 000 $ de matériaux bruts.


Masque funéraire de Toutânkhamon

Le tombeau de Toutânkhamon est un hypogée découvert le 4 novembre 1922 dans la vallée des Rois  par Howard Carter, un égyptologue  britannique. Il est célèbre pour son trésor qui constitue une des plus grandes découvertes archéologiques du 20e siècle.

C'est sur ce point d'orgue que se termina notre voyage en Égypte, un moment fort, une fin spectaculaire!


Souper d'adieu au Caire


Grand merci à notre guide égyptien Fady pour son professionnalisme et son humour, à notre accompagnatrice Josée pour ses constantes attentions et sa bonne humeur et à Traditours pour un voyage très bien organisé, nous avons été pleinement satisfaits. 

Shkran Égypte !